Prévoir des remplacements avant l'arrivée de la grippe A ( H1N1) .

        

On est prévenus des conséquences de la grippe A sur les lieux de travail : 

                            de nombreux secteurs  seront déstabilisés.

 

Pour  l’automne , on ne  sait pas avec exactitude  si elle sera très étendue ni même  quel sera son degré de virulence.  

Pour l’hôpital  il pourrait y avoir  entre 1 tiers et la moitié des agents  touchés pendant la vague pandémique. 

      Toutes les nuances d’appréciation peuvent s’exprimer entre dramatisation ou l’attitude de l’autruche…

Mais concrètement  cela  va donner du fil à retordre aux agents qui auront eu la chance de passer au travers de cette  pandémie virale.

En dehors des précautions  déjà médiatisées que tout le monde  connaît par cœur,

                 comment l’hôpital se prépare à ce rendez vous spécial

 

Quelles sont les mesures de renfort prévues par les autorités compétentes …

Ø      Est ce que, dès à présent, la direction a mobilisé avec l'ANPE un bataillon de demandeurs d’emploi alerté de possibles contrats pour renforcer les effectifs lorsque les besoins se feront sentir  ?

Ø      A-t-on déjà pris contact avec les personnes ayant déjà travaillé sur nos structure et  qui connaissent déjà l’organisation du travail dans certains services ?

Ø      A-t-on prévu des formations de mise à jours des connaissances pour ces  possibles remplaçants ? 

Ø      Les pouvoirs publics et  les collectivités locales  ont elles pris des engagements auprès de l’ANPE et  les organismes  de formation dans ce sens   ?

Ø    Le surcoût de ces remplacements devra être pris en charge par l'Etat pour ne pas faire plonger  encore plus les comptes des hôpitaux ? 

 

 

                             Est-ce aberrant de prévoir ces moyens ?  

Mobiliser des forces pour éviter que  les services de santé  ne se grippent  par manque de moyens humains , c’est encore  une idée  qu’il serait préférable de réaliser  à temps .

Soyons réactif et revendiquons des moyens . Les éléments de gravité cet épisode sont annoncés . Il manque juste le volet des moyens humains pour ne pas le faire virer au film catastrophe.

Beaucoup de cerveaux planchent dessus, mais nous aurons surtout besoin de bras pendant cette crise.C'est dès à présent qu' il faut programmer des renfort d'embauches .

     Un comité de vigilance de la grippe A se réunit toutes les semaines au CHAM depuis mai avec des médecins et des administratifs .  Ce groupe a prévu comment organiser des flux de patients à prendre en charge lors des phases plus ou moins fortes de la pandémie : des circuits d'accueil et de soins seront réorganisés, des protocoles seront expliqués en temps voulu pour faire barrière au virus et protégéer les patients et le personnel. les vaccinations seront proposées prioritairement au personnel de l'établissement . Il s'agit de limiter les risques de contamination.

     Chacun sera sollicité et répondra au mieux de ses capacités.  

Cependant en phase aigue, de grosses surcharges de travail  risquent de peser à cause des tâches et des soins à renforcer ou à cause des arrêts à remplacer à tout niveau : soins, bio-nettoyage, logistique et de bureau. 

Au CHS-CT du 22 septembre  les représentants du personnel  ont enregistré les plans d'organisations mais n'ont pas trouvé suffisament d'engagement qui anticipent des renforts de personnel qui seront nécessaires.

Si la grippe frappe ... il y aura alors les dommages collatéraux dus à une imprévoyance de remplacements  !!!

il faut relever les mesures de protection sociale des salariés .

Pour éviter la propagation du virus chez les enfants, le gouvernement demande que les enfants soient gardés chez eux ou dans leur famille pendant les épisodes de pandémie.

....Mais comment feront les parents qui n'auront pas de possibilité de les faire garder!

 

 Que les employeurs assurent l'emploi et le salaire aux parents tenus à se mettre en congé pour un enfant malade ou mis en congé d'office de leur école, c(est ce qu'il faudrait garantir pour ne pas rajouter de pénalisation pécuniaire au stress  des parents dans cette situation éprouvante.

 

Les contractuels ayant trois jours de carence en cas d'arrêt maladie, certains pourront tenter de ne pas perdre 3 jours de salaires et auront peut être tendance à minimiser les  signes d'une  manifestation infectieuse pour attendre de se reposer chez eux sur leurs congés hebdomadaires.

Ce serait à l'employeur d'avoir une attitude responsable en assurant de ne pas compter les jours de carence. 

Mais même en situation de crise pandémique faut il croire à un sursaut de réflexion ? 

Les entreprises privées comme les établissements publics qui maintiennent les agents contractuels avec des salaires au rabais infléchiront-ils  leur sacro sainte priorité de l'économie à court terme ?  

un point sur les réticences et les avantages de la vaccination