faire respecter son droit à se déclarer en grève

      La direction a présenté un tableau de l'effectif minimum en cas de grève. Celui ci est très réducteur et a pour objectif de brider notre droit de grève

Un préavis posé  5 jours à l'avance pour une assemblée générale du personnel d'une heure ou une manif locale nécessitant 2 heures de débrayage et voila que 'administration assigne comme si ces périodes de grève devaient durer jusqu'à 2 jours consécutifs  !   Ce ne serait pas le mêmes conséquences sur la continuité des soins, mais 1 à 2 heures de travail en moins , ce n'est pas 47 heures d'absence de personnel. Plus de 95 % des appels à la grève à l'hôpital se font pourtant sur ces bases . C'est  dans cette mesure que  nous considérons ces assignations surrestiméesvolontairement pour limiter notre droit à faire grève.

Nous ne vivons ni en Iran, ni en Corée du nord , ni dans une république bananière, Cela se passe simplement dans le Gâtinais , terroir profond où les employeurs luttent contre l'expression des salariés et le droit de grève

Il faut invalider ces protocoles !


La direction se doit d'organiser le service" minimum  enfonction de l'effectif des dimanche  ce qui est souvent surestimé . De plus elle est moins regardante quand elle nous impose de travailler en dessous de ces effectifs sur des arrêts maladies ou conges divers .
Puisque elle valide ces sous effectifs  à son gré certains jours dans l'année, nous demandons qu'ils le soient particulièrement les jours de grève , surtout lorsqu'elles sont prévues sur une journée et à forciori pour une seule heure ou deux de grève dans la journée.  
il faut également considérer les jours ou  les agents assurent la continuité du service en effectif de garde pendant  une période d'une heure ou deux à l'occasion d'une formation  ou d'une réunion de service qui regroupe la majeure partie de l'équipe hors du travail productif de la journée. Il n'y a pas "de catastrophe ces jours là  même si cela pose quelques soucis d'organisation et necéssite de remettre à plus tard certaines prestations, soins ou examens. 
Alors pourquoi refuser que les équipes s'organisent de cette manière les jours de grève  pour permettre l'expression des salariés prévue par la constitution ?
Le délais du préavis permet d'organiser une répartition du travail comme les jours où les agents se voient contraints de travailler en sous effectif imposé,
Organiser un service minimum les jours de grève doit s'appuyer sur les pratiques de fonctionnement à minima qui s'appliquent dans l'exeptionnel et pas sur l'effectif habituel de fonctionnement.
 La CGT portera le débat sous cet angle auprès des agents puis devant le CTE.  

 

 


voici le tableau de l'effectif minimum par service retenu par la direction. ces chiffres ont pour objectif de limiter notre droit à nous mettre en grève.
Elle

 

la CGT défendra la reconnaissance d'assignations minimum sur les temps réels des actions syndicales

 

                 LETTRE ADDRESSEE A LA DIRECTION

 

La loi fait référence à l'organisation d’un service minimum devant assurer la continuité des soins en cours et à assurer l'accueil et le traitement des situations aiguës sur la durée de cessation du travail prévue par le préavis de grève.

 

Les tableaux d’assignation présentés par la direction n’anticipent uniquement que des durées de grève qui durent jusqu’à 2 jours , puis au delà de 48 heures. 

Manifestement , les tableaux en cours  ne donnent pas la possibilité à une majeure partie des salariés de s'exprimer lors des manifestations locales à l'appel de leurs  syndicats pour des durées qui n'exèdent pas 1h ou 2 heures.

La CGT demande de redéfinir service par service les effectifs devant être assignés en cas de grève et cela pour des actions dont la durée prévue est :

Ø       d’une heurepour des assemblées générales du personnel avec les syndicats ou devant la direction.

Ø       De deux heures pour la quasi totalité des appels aux manifestations locales sur Montargis

Ces cas de figure représentent plus de 98% des  mode de grève des personnels hospitaliers.

 

C’est à partir du temps de grève prévu par les syndicats localement,  qu’il revient aux équipes logistiques , administratives, soignantes avec l'encadrement  de définir  les prestations pouvant être reprogrammées et celles restant indispensables  à l'heure et au jour dit. 

La notion de service minimum doit reprendre les effectifs nécessaire  au travail du dimanche.  Mais même dans ce cadre, la direction met la barre trop haut.

Par exemple pour le SCTP, s’il y a bien 2 agents sur la trame du dimanche , ils sont 8 à être assignés ...

Dans certains autres services, en médecine par exemple, les AS ne peuvent jamais être grévistes sauf si on admet ce que le référentiel des métiers permet .  En l’occurrence, une infirmière non gréviste est à même d'assurer le travail délégué aux AS qui voudraient prendre 2 heures pour manifester. 

Des solutions seraient envisageables pourvu qu'on en ait la volonté.

 

Des situations bien pire…

Lors d'arrêt de travail non prévu, arrêt maladie ou évènement exeptionnel, sans possibilité de remplacement immédiat, il est demandé aux équipes d’improviser au pied levé , de faire des choix, de prioriser certaines tâches et d’en reprogrammer d’autres plus tard. 

Faire face ponctuellement en assurant un service en dessous du minimum prévu, c’est alors ce qui est demandé aux agents par la direction. 

 Le problème c’est que ces situations se reproduisent régulièrement  et arrivent à durer sur plusieurs jours : le ponctuel s’installe et dure !  

Imposer des sous effectifs  sur des périodes aussi longues a pour conséquence d’aggraver les charges de travail des agents restés en sous nombre : les syndicats le dénoncent régulièrement.

La sécurité et la continuité des soins sont alors mises à mal avec des risques de mauvaise vigilance à tout niveau.

 

Ces situations incommodent-elles la direction ?  Pas vraiment dans la mesure où la diminution des pools de remplacement et les réorganisations en pôles accréditent cet état de fait comme des situations « prévisibles et gérables comme telles ».

 

Cela est loin de situations où quelques agents cessent le travail sur une période d’une heure ou deux sur une journée. Il y a une réelle disproportion avec la réalité des conditions de travail imposées régulièrement sur périodes de congé  et l’exercice du service minimum en cas de grève.

Les temps de participation à une manifestation étant de 2 heures,  les agents voulant user de ce temps de grève ont encore 5h 36 de travail voir plus si la quotité journalière dépasse les 7h 36.

Les maximalistes considèrent qu’un gréviste c’est un agent en moins : c’est faux !    puisque sur la journée il ne s'agit  que d’1 heure ou 2  qui manquent.

 Pourtant des agents  sont menacés de déclaration d'abandon de poste s’ils veulent contester ces assignations surestimées.

 

 Comme les années précédentes, rien n'a encore avancé de manière sérieuse en 2009 malgré plusieurs requêtes aux instances.

 

      Nombreux  se sentent privés du droit de grève au sein de l'hôpital  public et cela au delà de la limitation prévue par le législateur et visant à garantir la sécurité des patients. 

 

Il faut en prévision des jours de grève,  laisser les équipes organiser leur journée de travail  avec l'encadrement et  les médecins  pour permettre à ceux qui le désirent d'aller manifester sur le temps annoncé localement par les syndicats.

 

Les grèves étant annoncées longtemps à l'avance, ne pas prévoir d'organisation à ce niveau, c'est empêcher les agents d'accéder au droit de grève. 

 

Nous demandons que  ce point soit débattu en instance au CTE d'octobre.

 

Le bureau de la CGT du CHAM

 

 

 

Copie à laCFDT du Cham